La Maison Fénéon

Cette maison d’exception, indocile heureuse, attendait­ la relève : c’est chose faite avec cette exposition vivante et vivifiante, empreinte de l’esprit de Félix Fénéon.

Elle est mise à la disposition des Indociles Heureux par l’architecte Pascal ARIBAUD — 7 av des Pêcheurs — 40480 Vieux Boucau contact@pascalaribaudarchitecte.com que nous remercions chaleureusement

La maison de la place Roger Bon sur le haut d’Estang, lieu chargé d’histoire, possède les qualités d’une demeure de caractère ayant accueilli de fortes personnalités. Statutaire, maison du notaire puis maison du maire, elle a aussi connu les affres des guerres.
Le poète Francis Jammes s’y reposait lors de ses visites à sa sœur Marguerite Caillebar. Il a laissé son nom à la place voisine. Que faisait dans son grenier l’avis de décès du 25 juin 1929 de l’écrivain Georges Courteline ?

Indocile

Ce haut lieu énergétique a exercé une forte attraction sur ces personnalités ainsi que sur les générations qui s’y sont succédé jusqu’à la fin des années 1900.
Voici 20 ans que cette maison n’a pas trouvé d’occupant. Elle ne répond plus aux critères de la maison d’habitation uni-familiale d’aujourd’hui. Elle a gardé son caractère entier : il serait déraisonnable de lui ôter son âme pour la plier aux normes contemporaines.

Le concept

La Maison Fénéon, conservatoire des artistes indociles heureux dédié à Félix Fénéon, est un lieu d’échanges artistiques dans lequel il fait bon découvrir de nouveaux talents et une diversité d’expressions engagées.

Félix Fénéon

Connu comme critique d’art et découvreur de talents, il s’engage dans le mouvement libertaire dès 1886 et collabore à de nombreux journaux ou revues comme L’Endehors et le Matin. Poéticien de la « nouvelle presse », et « déniaiseur » de celle-ci, il s’illustre notamment, dés 1906, avec ses « nouvelles en trois lignes » publiées, entre deux dépêches anodines du Matin. Ses twitts, avant la lettre, consistaient à transformer l’ironie du sort en figure de style :
« Le professeur de natation Renard, dont les élèves tritonnaient en Marne, à Charenton, s’est mis à l’eau lui-même : il s’est noyé. »
Déjà en 1914, Guillaume Apollinaire voyait en ce créateur de romans elliptiques celui qui, avant les futuristes, avait inventé les « mots en liberté ».

Des expositions d’art Contempourquelquechose

Ces expositions d’art ont pour but de fédérer artistes et citoyens indociles heureux autour d’enjeux artistiques et sociaux.